Le facteur d’orgues Thomas

Un concours et un jury d’experts internationaux ont choisi

C’est le 10 avril  2019 que la sprl Manufacture d’Orgues THOMAS de Stavelot a été sélectionnée.
Le jury était composé de :

  • Olivier Latry (F), organiste, titulaire de l’orgue de Notre-Dame de Paris,
  • Bernard Foccroulle (B), organiste, directeur honoraire du Théâtre Royal de la Monnaie,
  • Christian Lutz (F), technicien-conseil auprès des Monuments historiques de France,
  • Alain Anselm (F), membre de la Commission des orgues historiques de Paris,
  • Benoît Mernier (B), compositeur, organiste et professeur au Conservatoire Royal de Bruxelles
  • Jean-Marie Marchal (B), organiste, directeur du CAV&MA,
  • Thierry Lanotte (B), architecte, coordinateur du projet

 

La Manufacture d’Orgues Thomas, créée en 1965, est établie à Stavelot. Elle a érigé, restauré ou reconstruit à travers toute l’Europe des orgues neufs et historiques remarquables qui en font aujourd’hui une des manufactures les plus réputées au niveau international.

On lui doit entre autres : la création des grandes orgues de la cathédrale de Monaco (MC), la restauration des orgues XVIIe et XVIIIe s. des cathédrales de Bruges (BE) et de Freiburg (DE) , des  « Musikhochschule » de Cologne et d’Hanovre (DE),  de l’église des Saints-Pierre-et-Paul de Hilzingen (DE), de l’église Saint-Séverin à Paris (FR), de la basilique Notre-Dame de Tongres (BE)

www.orgues-thomas.com

manufacture Thomas

Le point de vue du facteur d’orgues 

Car c’est comme artisans que nous allons chercher à comprendre le monde sonore dont l’instrument de St Loup devra s’inspirer.

Il faut certes beaucoup d’humilité, condition sine qua non d’une écoute sans a priori et d’une lecture objective des sources, mais il faut aussi de l’audace.

Le respect d’une tradition n’est pas obéissance servile : l’étude des vieux maîtres dans le métier de l’orgue nous les montre inventifs, dans la continuité du travail de leurs prédécesseurs sans doute, mais n’hésitant pas à créer leurs propres solutions et à manifester leur personnalité même dans la contradiction s’il le faut.

Ils étaient humains, tout simplement.

Revenir à eux et reprendre aujourd’hui les gestes qu’ils ont inventés, ce n’est pas seulement faire revivre un monde sonore plein d’une poésie à la saveur antique, mais rejoindre à travers les siècles une part de notre humanité.

Une tradition est faite de constantes et de mobilité.

Constantes quant aux aspects mécaniques et à l’orientation stylistique générale. 

Constantes dans l’adéquation des instruments au caractère polyphonique et volubile de la musique de cette époque et qui définira les paramètres principaux de l’harmonisation.

Ce nouvel orgue est un des projets qui compte autant dans la vie d’un facteur d’orgues que dans l’histoire du lieu destiné à l’accueillir. »

Dominique THOMAS, Mémoire explicatif, extrait de l’offre pour la restauration de l’orgue de Saint-Loup